L’environnement et le patrimoine commun (ressources et milieux naturels, espèces animales et végétales, diversité et équilibre biologiques…) doivent être respectés, d’abord parce que c’est une obligation juridiquement sanctionnée. En effet, depuis une quarantaine d’années le droit de l’environnement s’est développé et s’exprime largement par des sanctions pénales en cas de non-respect des règles édictées (par exemple, en matière d’installations classées, telles qu’industries chimiques ou élevage intensif de porcs).

Mais la préservation de l’environnement et du patrimoine devient depuis quelques années un enjeu mondial, synonyme de responsabilité envers les générations futures.

Les richesses naturelles de la Terre ne sont pas illimitées et certains comportements, qu’ils soient le fait d’individus (surconsommation d’énergie ou d’eau) ou d’entreprises (pollution des rivières) les mettent en danger. Dans ces conditions, leur préservation devient, lentement, une priorité nationale et internationale. Et ce d’autant plus que nombre de pays en voie de développement, grâce aux progrès économiques réalisés, adoptent peu à peu un mode de vie à l’occidentale qui implique une consommation d’énergie et une pollution accrues. De même, le patrimoine mondial de l’humanité (monuments, paysages) constitue un héritage à protéger afin de le transmettre sans dégradation.

Des conférences internationales tentent de coordonner les initiatives des États en matière de protection de l’environnement. Au Sommet de la Terre (Rio de Janeiro, juin 1992), 172 gouvernements décident d’intervenir pour assurer le développement durable de la planète. La conférence de Kyoto, organisée par les Nations unies en décembre 1997, a abouti à la signature d’un protocole entré en vigueur le 16 février 2005 et visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre. De même, l’UNESCO établit depuis 1972 une liste du patrimoine mondial. Des sites culturels ou naturels y sont inscrits, interdisant toute destruction ou modification. Le Sommet Rio+20 de juin 2012 débouche sur l’adoption d’un texte « L’avenir que nous voulons », articulé autour de la mise en œuvre d’une économie verte (élimination de la pauvreté et croissance économique durable), de la formulation d’objectifs de développement durable et du renforcement de la gouvernance environnementale internationale.

En France, la réforme constitutionnelle du 1er mars 2005 a établi que la loi déterminerait les "principes fondamentaux de la préservation de l’environnement" (art. 34) et a intégré à la Constitution la Charte de l’environnement. Celle-ci proclame notamment que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » et que « les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable ».

En 2007, un processus de concertation, le Grenelle de l’environnement, est engagé entre l’État et toutes les parties concernées par les problématiques environnementales – ONG, collectivités locales, partenaires sociaux, associations. Faisant le constat des risques liés à la dégradation de l’état de la planète et de l’urgence à agir, ce processus aboutit à l’échelle nationale à un engagement de toute la société sur des mesures concrètes pour inventer un nouveau mode de production et se traduit par le vote de deux lois. La loi du 3 août 2009, dite Grenelle I, énumère des mesures portant sur la lutte contre le changement climatique, la protection de la biodiversité et des milieux naturels et la prévention des risques pour l’environnement et la santé. La loi du 12 juillet 2010, dite Grenelle II, prolonge la précédente et traduit en obligations, interdiction ou permissions les principes affirmés dans la loi de programmation.

De même, le patrimoine mondial de l’humanité (monuments, paysages) constitue un héritage à protéger afin de le transmettre sans dégradation. Dans ces conditions, leur préservation devient, elle aussi, une priorité nationale et internationale. L’UNESCO établit depuis 1972 une liste du patrimoine mondial. Des sites culturels ou naturels y sont inscrits, interdisant toute destruction ou modification.